Du 4 au 16 août | « Empreintes »

 «Empreintes»

Cheminement de lumière et de feu

Trois artistes, trois matières, trois façons de saisir le monde.
Entre le tressaillage du raku, les empreintes bleues de l’indigo et du cyanotype, la force minérale du grès, leurs pratiques dialoguent dans un esprit proche de l’esthétique japonaise.
Chacun apprivoise le temps à sa manière par la lumière, la couleur, la terre.
L’exposition tisse un paysage sensible où la matière vibre et raconte.

Danielle BAUMET : raku

Parmi la large palette qu’offre la céramique, Danielle Baumet s’est rapidement tournée vers le raku, technique de cuisson d’origine japonaise remontant au XVIᵉ siècle, dont elle propose une lecture contemporaine.

Formée dans plusieurs lieux emblématiques de la céramique en France – Saint-Quentin-la-Poterie, Dieulefit, La Borne – c’est au Japon qu’elle a vécu une expérience enrichissante auprès d’un maître potier, où elle a pu s’immerger dans cette pratique ancestrale, empreinte de savoir-faire et de patience.

Les formes qu’elle façonne se distinguent par leur sobriété et leur harmonie, où la pratique côtoie l’aléatoire inhérent au procédé raku. Les phénomènes de tressaillage, les effets d’enfumage ainsi que les interactions entre terres et émaux génèrent des surfaces complexes et vibrantes.

Chaque œuvre se distingue par son unicité, résultant d’un processus où le hasard intervient comme un véritable agent de création. L’ensemble de son travail se situe à la croisée de la tradition, de l’expérimentation, de la passion.

Guy Raimon :  sculptures

Guy Raimon sculpte depuis de nombreuses années à des échelles multiples, du bijou intime à de grandes bâtisses en passant par le jardin. Son travail se déploie dans un espace singulier, à la lisière du figuratif et de l’imaginaire, où chaque forme semble habitée par un souffle. Ces sculptures semblent respirer un monde qui les traverse autant qu’elles le façonnent. Elles inspirent, expirent, comme des présences silencieuses en dialogue avec l’invisible. Leurs formes observent, attentives, et questionnent ce qui nous entoure avec une étrange familiarité. Ce sont des êtres en quête, porteurs d’élans, de doutes et d’échos intérieurs. À travers elles, quelque chose cherche, vacille, et continue d’avancer.

Martine Rieffel :  textiles, cyanotypes

Artiste textile et photographe plasticienne, Martine Rieffel inscrit son travail dans une recherche inspirée de l’esthétique japonaise, où patience et précision deviennent un véritable langage.

Formée à la teinture indigo, elle a approfondi son savoir-faire auprès d’un maître artisan sur l’île de Shikoku, nourrissant ainsi une pratique ancrée dans la tradition.

Son travail tisse un dialogue entre héritage et modernité : les techniques ancestrales de teinture se déploient dans des compositions aux lignes modernes et épurées.

En résonance avec ses textiles, elle présente une série de photographies cyanotypes qui prolonge cette exploration du bleu. À travers ces images, elle tente de capter l’essence des paysages japonais pour en révéler les contrastes, entre blancs lumineux et bleus profonds.

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