
Du 5 au 23 mai | « Interstice »
Odile Fix : dessins | Danielle Desnoues : fusains | Guy Frédéricq : sculptures | « Interstices »
Odile Fix – Dessins et poèmes
Quelles que soient les formes que prennent mes créations, dessins ou poèmes, elles vont puiser, comme par imprégnation, au monde du dehors qui, quotidiennement, me porte dans la solitude.
Ce monde – les « Hautes terres » des monts du Cantal, en Auvergne – et moi, partageant un même ciel.
Depuis quelques années, je dessine essentiellement avec du charbon de bois que je récupère dans le poêle. Parfois, à peine, quelques pastels secs, noirs ou gris, des cendres, de la poudre de graphite, quelques poussières de pigments minéraux…
Pour obtenir de la « poudre de charbon », je frotte des fragments sur du papier de verre. Je laisse tomber la poudre directement sur le papier sur lequel je dessine. Puis, divers gestes (estompage, frottage, empreintes…) me permettent de travailler directement dans cette matière pulvérulente.
Sous des gestes qui ne ressemblent guère à ceux de dessiner/tracer, apparaissent sur le papier des sortes de paysages… Ils tendent actuellement à se trouer de vides, d’absences.
Guy Frédéricq, sculptures
J’ai commencé par des miniatures à l’opinel à l’adolescence. Autodidacte, mes inspirations et mes sculptures se sont nourries de mes voyages, de mes lectures, des métiers que j’ai exercés, de la rencontre des êtres et des matières.
J’ai toujours sculpté et depuis plus de 20 ans la sculpture est devenue mon « métier ».
J’expose mes créations, à l’exception des commandes, dans les Festivals, et autres lieux dédiés à l’art, seul, en projets collectifs ou avec d’autres artistes de toutes les disciplines.
J’aime les outils, leurs bruits, la poussière, les jets d’étincelles, les éclats de pierre, les tapis de copeaux. J’aime travailler les matériaux durs, leur donner de la légèreté, sculpter des formes pures, avec des outils simples.
Je travaille rarement d’après esquisse, mais en taille directe et par associations de matériaux. Le passage d’un matériau à un autre me permet de marquer une rupture entre idéal et réalité, tout en préservant l’harmonie et la continuité de la forme.
L’actualité de la condition humaine est le fil conducteur de ma sculpture. L’énergie qui en émerge, douce à l’œil et au toucher, m’offre un apaisement que j’espère partager.
Danielle Desnoues, fusains et lignes
Expose depuis 1992 son travail personnel, vit et travaille dans l’Hérault depuis 2018. Se consacre depuis 2009 au développement de son travail de lignes et de fusain sur papier, centré sur la mise en valeur de la vibration de la lumière, de la forme, de la matière. Travaux sur papier marouflés sur toiles de formats variés, papiers libres, collages, installations. Expositions en galeries et lieux patrimoniaux. Participation à un collectif d’artistes (Avignon 2014-2016), livres d’artistes, éditions, résidences d’artiste (2015-2016-2017-2019-2022).
A travers une économie de moyens (fusain sur papier recyclé, marouflé sur toile) je tente de rendre visible l’espace poétique présent dans la réalité qui nous entoure. Entre figuration et abstraction, j’utilise l’ombre pour révéler la lumière, proposer d’approcher le mystère d’un autre versant du monde, en m’attachant à la douceur du sombre et à la vibration de la lumière.














