
Du 8 au 20 septembre | « Sur le fil »
« Sur le fil », trois regards, trois matières, un même élan
- Ans Barillé-Riedijk : vitraux
- Catherine Biglietti : sculptures terre et bronze
- Sébastien Renard : photographies
Cette exposition réunit le travail du vitrail et verre d’Ans Barillé-Riedijk, du bronze et de la terre de Catherine Biglietti et de photographies naturalistes de Sébastien Renard, L’Œil du Goupil, autour d’une recherche commune : capter l’essence du monde par la lumière, la matière et le regard.
Les vitraux dialoguent avec la lumière. Couleurs, transparences et rythmes composent des espaces ouverts à l’émotion et à la contemplation, invitant le regard à circuler librement, sans narration imposée.
Le bronze, dense et intemporel, donne naissance à des formes sensibles où le geste fige le mouvement et révèle la force intérieure des corps et des élans. À travers la sculpture, la matière devient mémoire et présence.
La photographie naturaliste, quant à elle, saisit l’instant et l’horizon. Elle révèle la poésie du réel, l’équilibre fragile entre nature, lumière et silence. Pour cette exposition, les photos seront matérialisées sous forme de tentures et de toiles.
Ensemble, ces trois pratiques se répondent et s’enrichissent, tissant un parcours sensible où la matière, la lumière et le territoire deviennent langages communs. Une invitation à ralentir, à regarder autrement, et à se laisser traverser par les formes, les couleurs et les espaces.
Ans Barillé-Riedijk : vitraux
Ma démarche artistique pour créer un vitrail ou un objet en verre commence par un dessin.
Mon inspiration part de la nature, ma ressource, je n’ai pas besoin d’aller chercher loin de mon lieu de vie. La nature est « souple » pas figée, flexible et en mouvement tous les jours.
Je m’inspire aussi des mouvements corporels et musicaux, le nombre d’or, la spirale de la vie, comme une approche de la géométrie végétale et sacrée, je le travaille dans la quête de l’harmonie par la création!
J’aime le jeu de la lumière de la peinture, de la grisaille et de l’émail, par le passage indirect du soleil à travers la transparence du verre.
Le travail du verre est libre et très complet, cela me permet d’évoluer et d’expérimenter dans la création en composant, la matière, le dessin et la peinture.
Un plaisir et une passion qui durent depuis plus de 25 ans.
J’ai aussi le plaisir de travailler la terre pour créer des moules afin de transformer le verre, qui me permet de créer d’autres dimensions.
Catherine Biglietti, sculptures bronze et terre
Quoi de plus divers et varié que le corps humain ? Au delà des mots, alors qu’aucune communication n’est possible,seul le mouvement reste. C’est ce qui nous relie et constitue notre humanité. Le mouvement est donc un langage qui suscite une émotion… c’est cette émotion que j’essaie de faire partager à travers mes silhouettes, l’émotion ressentie au détour d’un geste, d’une attitude… Ma recherche porte sur la grâce particulière du mouvement anodin.
Sébastien Renard « l’Oeil du goupil »
Photographier un territoire, ce n’est pas le saisir. C’est en éprouver le rythme, les silences, les traces. C’est marcher, attendre, regarder la lumière se frayer un chemin à travers les formes, les pierres et le vivant.
Dans mon approche de la Haute-Provence, la faune, la flore et les villages ne font qu’un, traversés par les mêmes saisons. J’y cherche les signes discrets de cette continuité : une présence humaine qui affleure, une vie animale qui observe, une végétation à l’œuvre.
La photographie se veut alors un temps suspendu, que le spectateur est invité à vivre, à son rythme. L’image comme une expérience sensible, une manière d’habiter le paysage.














